Dans la famille "drame où la maman disparaît", je veux "Une vie meilleure" ! (2012)

Réalisé par Cédric Kahn
Avec Guillaume Canet, Leïla Bekhti, Slimane Khettabi...
Genre : Drame
Résumé : Yann et Nadia, amoureux, se lancent dans un projet de restaurant au bord d'un lac. Leur rêve d'entrepreneur se brise rapidement. Nadia, contrainte d'accepter un travail à l'étranger, confie provisoirement son fils à Yann. Elle disparaît...
Récompenses : Festival international du film de Rome (Prix d'interprétation masculine)
Critiques presse : "On est heureux de retrouver Cédric Kahn dans sa meilleure vis, celle d'un cinéma âpre, vif, mat, pieds dans le réel et tête dans la fiction, qui fit de lui un héritier possible de Maurice Pialat." Les Inrockuptibles
" (...) Kahn signe son meilleur film depuis "Feux Rouges" (2004) même s'il ne réussit pas tout ce qu'il entreprend. (...) [Il] obtient de Guillaume Canet ce que l'on attendait plus de lui : une composition dynamique, mature et vraiment touchante (...)." Excessif
" CONTRE : Scène 1 : Yann rencontre Nadia. Scène 2 : il l'embrasse. Scène 3 : ils couchent ensemble. Scène 4 : ils trouvent l'endroit idéal pour leur avenir : un restaurant. (...) Mettre une action derrière une autre, c'est sans fin : le film ne trouve pas la sienne. (...) Dénoncer, s'indigner ? Ça n'intéresse pas Cédric Kahn." Télérama
Mon Feedback /!\ SPOIL
Mais où sont passées les bonnes idées des drames français ? Toujours la même chanson en ce moment : Un membre d'une famille disparaît, la vie suit son cours tant bien que mal et à la fin on découvre l'abominable vérité !
Loin de moi l'idée qu'Une Vie Meilleure est un navet. Seulement, la fin est (presque) prévisible, et le film traîne en longueur (du style "tout ça pour ça?!"). La fin est baclée. Elle est surtout gerbante de fausse modestie et de sentiments altérés. La faute à qui ? A des acteurs pressés d'en finir mais pas que ! A trop anticiper la fin, on finit forcément par être déçus (quand ce sont des fins sans surprise évidemment !)
Mais disons que jusqu'aux dernières minutes, les scènes se déroulent bien. Pas d'éclats dans le synopsis, pas de temps plus forts que d'autres, le jeu de Canet suffira à vous faire passer un agréable moment. Dans son rôle de beau-père dépressif, il m'a fait penser à son interpretation dans Darling (critique dans ce blog). Aussi violent qu'attendrissant, il mène la danse avec cette hargne, toujours la même qui l'anime...
Bonne surprise, Leïla Bekhti n'endosse -pour une fois- pas un rôle de cruche en carton-pâte. C'est moins surjoué que d'habitude, mais bon... Moi je ne la trouve pas exceptionnelle quoi qu'il arrive, alors... Sans plus !
En général, le film est touchant. Suivre la descente aux enfers d'un couple endetté qui peine à s'en sortir, c'est sujet d'actu !
Ni ennuyeux, ni étincelant, ce drame se laisse regarder mais s'eteindra vite sous les clichés et les énormités qui le constituent !
Lien Allocine