De Rouille et d'Os, brutal et fabuleux. (2012)

Réalisé par Jacques Audiard
Avec Marion Cottilard, Matthias Schoenaerts, Corinne Masiero...
Genre : Drame
Résumé : Ça commence dans le Nord.
Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau.
A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone.
Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose.
Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour qu’un coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau.
Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions.
Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre.
Critiques presse : " "De rouille et d'os" est un film impressionnant de maîtrise, d'intensité et, finalement, de simplicité. (...) chaque plan est impeccablement composé, éclairé, découpé tout en restant au service du récit et des personnages. Car la plus large part de réussite du film tient dans les personnages, donc les acteurs : leurs corps, leurs phrasés, leurs interactions, leurs regards, leur palette de sentiments." Les Inrockuptibles
" Sublimé par deux splendides comédiens, "De rouille et d'os" impose un lyrisme, celui de la musique, celui d'une image étrange, extravagante, expressionniste (...), qui prend le pouvoir sur un réel tragique, jusqu'à l'ennoblir." TéléCinéObs
" Tout cela est délicat, complexe, intense. Mais un peu froid, aussi, par moments, comme si le réalisateur tenait à maintenir entre ses personnages et lui, entre lui et nous, une distance. Une protection contre l'émotion facile." Télérama
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Présenté au Festival de Cannes 2012, De Rouille et D'os (adaptation du recueil de nouvelles de Craig Davidson, "Un goût de rouille et d'os", publié en septembre 2005) n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais (pour amorcer le souci dès les premières lignes !).
La bande-annonce paraissait prometteuse, les acteurs aussi, le réalisateur moins (oui j'ai du mal avec Audiard). Comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, j'ai décidé de mettre mes quelques a prioris de côté et de profiter à fond du film. J'avais un peu hâte que ça se termine en fait. L'amorce est moyenne : flottante - pour ne pas dire inexistante - on attend (trop) longtemps que tout se mette en place. Et puis quelques scènes percutantes viennent vous heurter de plein fouet, on commence à rentrer dans le vif du sujet et à s'accrocher aux quelques minutes qu'il reste. MAIS, au final, De Rouille et d'Os, c'est l'histoire de qui ? De quoi ? C'est un peu confus. Ce film aurait pu être immense si seulement il avait été traité avec plus "d'organisation" je dirais ; là, je l'ai trouvé brouillon. C'est en fait ça le problème. On a l'impression qu'on a voulu en mettre trop en 2h. C'est trop condensé, et ça se perd... Beaucoup trop de violence pour un film qui est déjà en lui même difficile. La raison des protagonistes est happée par ce besoin chronique de castagne qui s'impose dans beaucoup de scènes. Beaucoup de cul aussi trop de musiques populaires, consument le film à petit feu, mais bon...
Heureusement, Cotillard est là. Encore une fois, l'actrice nous prouve qu'elle sait tout jouer. Émouvante, plus en retrait que d'habitude et moins arrogante, Mation Cotillard a su y faire et livre une prestation tout en finesse.
Matthias Schoenaerts n'est pas en reste. Ne connaissant pas cet acteur, ma curiosité fut piquée au vif lorsque j'ai vu évoluer ce grand bonhomme à l'écran. Incisif et déroutant, le belge s'impose comme leader, et vole la vedette à la Cotillard habituée des premiers rôles. La découverte est belle et la surprise immense, un grand bravo à cet acteur qui a sûrement de beaux jours devant lui. Quand je dis que les acteurs sont bons, ce ne sont pas juste les 2 héros, mais bel et bien tous. En particulier Armand Verdure qui joue le rôle du petit Sam : tout simplement SCOTCHANT. C'est peut-être même lui le meilleur ! J'ai aussi beaucoup adhéré au jeu de Corinne Masiero qui joue la soeur d'Ali (M. Schoenarts) dans le film.
Autre point plus que positif et là où tout le monde sera d'accord : l'effet très spécial "Cotillard sans jambes". C'est incroyable comme ça a l'air réel. C'est extrêmement bien fait et aucun détail n'a été laissé au hasard...
Au final j'ai eu l'impression que le rôle de Marion Cotillard était juste là pour apporter plus de douceur au film, comme un prétexte à l'émotion...
Est ce que De Rouille et d'Os aura une récompense au festival de Cannes cette année ? Je pense que oui, sincèrement. Même si je n'ai pas forcément accroché, je dois bien avouer que dans le fond, c'est un magnifique film. La vie ne fait pas de cadeau, c'est ce que démontre Audiard, à travers ses décors, ses personnages et leurs histoires. Film de grande dépression, brutal et fabuleux à la fois, De Rouille et D'os peine malheureusement à s'imposer simplement, faute d'organisation...
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Des vents contraires, un beau film pour un grand Magimel. (2011)

Réalisé par Jalil Lespert
Avec Benoît Magimel, Isabelle Carré, Audrey Tautou, Ramzy Bedia, Antoine Duléry...
Genre : Drame
Résumé : La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparait subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.
Récompenses : Prix Jeune Public de la Meilleure Adaptation (De la Page à l'Image 2011)
Critiques presse : " Inspiré d'un roman d'Olivier Adam, ce film est un mélo sobre et intelligent qui évite l'écueil du larmoyant à outrance. Belle occasion de retrouver Benoit Magimel au sommet de sa maturité (...)." Elle
" "Des vents contraires" (...) raconte la lente renaissance d'un écrivain, père de deux enfants, qui choisit de refaire sa vie à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) après la disparition inexpliquée de sa femme. (...) Le cinéaste [est] en phase avec l'univers d'[Olivier Adam]." Le Parisien
" Adapté du roman éponyme d'Olivier Adam, "Des vents contraires" n'a pas peur d'y aller à fond pour nous faire comprendre que son héros est dans une spirale négative, tant et si bien qu'il évoluera constamment sur le fil du rasoir, entre le lacrymal facile et la sincérité poignante." Filmsactu
" On évolue ici entre le flou, l'anecdotique, le puéril et les diversions inutiles à l'intrigue. Tout finit par sonner faux, y compris les rapports père-enfants, clef de ce drame brouillon." Le Figaroscope
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Ca me saoule tous ces films mélodramatiques français qui ont la même trame et qui finissent toujours en catastrophe. Trop de navets, trop de films non-aboutis, mais aussi des chef-d'oeuvres ! Des vents contraires en est. Adorant Magimel mais ne trouvant rien de fantastique à Tautou, je partais avec des a priori autant que de l'enthousiasme. L'enthousiasme a finalement pris le dessus, car très vite, l'actrice d'Amélie Poulain et du Da Vinci Code s'est effacée laissant place à un grand, très grand Benoît Magimel !
L'histoire a des airs de Ne le dis à personne ou Un balcon sur la mer mais est moins compliqué et surtout plus prenant.
On suit le personnage de Magimel (Paul) à travers cette douloureuse épreuve qu'est la disparition de sa femme. Entre résignation et espoirs, le jeune père de famille décide de changer totalement de vie pour exorciser ce mal qui le tiraille. Il entraine dans ce parcours douloureux ses enfants et survit, plus qu'il ne vit.
La prestation de l'acteur est remarquable. Ayant cerné parfaitement le rôle qui lui est confié, Benoît Magimel est touchant et bouleversant. A lui tout seul, il porte le film sur ses épaules, et c'est une réussite. L'excellente surprise c'est l'apparition d'Isabelle Carré (j'adoooooooore cette actrice !). Mais on a l'impression que son personnage est un peu perdu au milieu de toute cette atmosphère lourde de sens.
Le film est réussi dans l'ensemble. Jalil Lespert aux commandes, le réalisateur a su impliquer le spectateur dans le drame que cette famille vit, avec toute l'humanité et la sensibilité qui en découle.
Doté d'une puissance émotive extrême, je conseille vivement ce film, ainsi qu'une boite de Kleenex à côté de vous !
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The Lady, un film fabuleux, un destin incroyable ! (2011)

Réalisé par Luc Besson
Avec Michelle Yeoh, David Thewlis, Benedict Wong...
Genre : Biopic
Résumé : "The Lady" est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. "The Lady" est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.
Critiques presse : "Ainsi, "The Lady", incarnée de manière quasi gémellique par Michelle Yeoh, n'a rien du biopic traditionnel. C'est, au contraire, un film qui place la dimension romantique au coeur d'un combat pour la liberté." Le Parisien
" (...) l'angle choisi s'avère immédiatement payant sur le plan émotionnel. Mais (...) Luc Besson prend le risque de renvoyer au second plan la lutte politique contre le régime et pour la liberté." La Croix
"Il y a certes encore un peu de l'ADN de Luc Besson dans cette love story politique (les gradés de la junte militaire figurés en bad guys, les violons assourdissants du fidèle Eric Serra...) mais tout paraît formaté à l'extrême, aligné sur les productions british les plus académiques (...)." Les Inrockuptibles
""The Lady" reste au ras des pâquerettes de la bluette mélo focalisé sur un héroïsme féminin qui est, entre "Nikita" et "Jeanne d'Arc", l'une des obsessions du golden-boy du cinéma français." Libération
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"Ouais mais c'est normal, c'est un Luc Besson, c'pour ça qu'il est énorme ce film..." ! Pas faux, mais The Lady c'est avant tout le talent de Michelle Yeoh mis en avant.
Je connaissais très mal Michelle Yeoh. Je l'ai vue dans Sunshine - une daube - mais disons qu'elle ne brillait pas (tu captes le jeu de mot ?).
The Lady signe la naissance d'une actrice hors pair qui a tout compris à la tâche qui lui était confiée : digne et déterminée, l'actrice malaisienne mène ce personnage atypique d'une main de maître jusqu'au bout. C'est prenant, et on s'attache au personnage d'Aung San Suu Kyi.
Luc Besson nous conte ce joli destin de manière légère et le plus simplement possible. Pas de fioriture, pas de niaiserie, Besson nous livre juste la vérité sur ce peuple meurtri et cette femme incroyable.
Et là où le réalisateur frappe fort, c'est qu'après avoir vu le film, j'ai eu l'impression de ne rien avoir raté de la vie d'Aung San Suu Kyi. Besson a traité tous les aspects de sa vie : son enfance, sa vie londonienne, son combat merveilleux, sa relation sans limite avec son mari et ses enfants... Tout est traité en profondeur pour que le spectateur n'en perde pas une miette !
On ne peut pas rester insensible à ce film. On apprend énormément de ce peuple lointain, on comprend la détermination et le combat de ce bout de femme (c'est d'actu les enfants !) mais on sera forcément touchés par les messages d'amour, de tolérance et de courage que Besson nous délivre. Acteurs impliqués, décors magnifiques et réels, l'histoire du prix nobel de la paix 1991 vous emportera, c'est certain !
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Le Skylab, revivez votre passé ! (2011)

Réalisé par Julie Delpy
Avec Julie Delpy, Lou Alvarez, Eric Elmosnino...
Genre : Comédie
Résumé : Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé.
Récompenses : Prix Spécial du Jury (Festival de San Sebastian 2011)
Critiques presse : " "Le Skylab", satellite expérimental qui menace de s'écraser sur la Bretagne de 1979, a donné son titre à cette chronique chaleureuse, moment de pure détente dans un monde de brutes." 20Minutes
" Drôle, pertinent, particulièrement bien écrit et dirigé, ce film défie les lois de la gravité et se rappelle à nos bons souvenirs." Paris Match
" Julie Delpy a le sens du détail, un côté persifleur et tranchant qui aiguise la nature "famille formidable" du récit. [...] Mais toutes ces "sympathocheries" ne suffisent pourtant pas à combler les carences originelles de "Skylab", condamné à brasser joyeusement les mêmes clichés sans pouvoir tracer de plus ambitieuses perspectives." Première
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Voilà un film qui n'a pas peur de se mouiller et d'approcher au plus près les stéréotypes aussi grossiers soient-ils ! Bon enfant, vulgarité pardonnée, Le Skylab est un magma de souvenirs pour qui a connu les vacances en famille entouré des oncles lourdingues et des cousins fripouilles !
Il n'y a pas vraiment d'histoire, je dirais même qu'il n'y a ni début ni fin. On suit les vacances d'une grande et généreuse famille fin 70. Et finalement, le spectateur s'y retrouve aussi. Qui n'a jamais eu lors des repas de famille l'oncle - un peu jacky - fan de Johnny, qui parle fort et fait des blagues salaces ? Qui n'a jamais fait de conneries de gosses avec ses cousins ? Qui n'a jamais eu une grand mère sourde mais courtoise, digne, aimée de tout le monde ? Le meltingpot d'acteurs est à la hauteur de la trame. Tous crédibles et impliqués, ils apportent chacun leur petite touche et donnent ainsi cette humanité transcendante qui colle au film.
Le Skylab comme prétexte, ce film est un diamant brut qui ravivera vos souvenirs d'antan.
Bien filmé, drôle et touchant, Julie Delpy, pointilleuse, semble avoir touché un point sensible chez qui a connu les vacances familiales. Un film que je reregarderais volontiers !
Mélanie Laurent signe un magnifique film avec Les Adoptés (2011)

Réalisé par Mélanie Laurent
Avec Mélanie Laurent, Denis Ménochet, Marie Denarnaud...
Genre : Comédie dramatique
Résumé : Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l'une d'entre elle tombe amoureuse tout vacille. L'équilibre est à redéfinir et tout le monde s'y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d'imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l'adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place...
Récompenses : Voir les 3 prix
Critiques presse : " Une vraie réussite que ces "Adoptés", car, avec cette histoire drôle, attachante, moderne, Mélanie Laurent a l'art d'aimer, de faire rire et aussi une incroyable capacité à émouvoir dans la dernière demi-heure de ce film prenant." Le Parisien
" Son histoire, mélo plein de charme et de douleur découpé en trois parties, jongle avec les parfums d'enfance, les fous rires, les bulles de savon, fouille les névroses familiales, le poids du matriarcat, les noeuds empoisonnés des liens fusionnels." TéléCinéObs
" Composé en segments (la demoiselle a fait ses gammes chez Tarantino), le film démarre plutôt bien (...), avant de basculer, par un coup de scénario artificiel, dans une tragédie du deuil jouée en surrégime, dont la petite philosophie (...) masque difficilement l'inanité du projet." Les Inrockuptibles
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Quelle agréable surprise quand on part avec tant d'aprioris que les miens !
J'avoue que Mélanie Laurent avait tendance à m'agacer ces derniers temps (ouais, son album toussa toussa, je la trouvais ridicule).
Pour son premier long métrage, elle fait coup double et signe une jolie petite merveille.
Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre avec ce film. J'imaginais quelque chose d'ennuyeux, plat et insipide. Ce fut tout le contraire ! Avec ses faux airs du film "les petits mouchoirs", Les Adoptés est un énorme pot pourri de sentiments, de tendresse et de délicatesse. Tout est abordé de manière douce et rassurante malgré l'atmosphère lourde présente.
Mélanie Laurent n'a jamais été aussi impliquée que dans ce film. Sincère et émouvante, l'actrice -désormais réalisatrice- revêt un rôle difficile qu'elle maitrise à la perfection.
Mais les autres acteurs ne sont pas en reste. A. Lamy, M. Denarnaud, D. Ménochet, C. Célarié et même le petit T. Maquet-Foucher apportent leur dose d'authenticité, chacun à leur manière, pour le plus grand bonheur des spectateurs.
Laissez-vous emporter, vous ne le regretterez pas !
Lien Allociné
L'Ordre et la morale, c'est vraiment un film pour anciens combattants aigris (2011)
Réalisé par Mathieu Kassovitz
Avec Mathieu Kassovitz, Iabe Lapacas, Malik Zidi...
Genre : Historique / Drame
Résumé : Avril 1988, Île d'Ouvéa, Nouvelle-Calédonie.
30 gendarmes retenus en otage par un groupe d'indépendantistes Kanak.
300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l'ordre.
2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages.
À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue.
Mais en pleine période d'élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...
Une épopée violente et trouble qui marque le retour de Mathieu Kassovitz devant et derrière la caméra.
Récompenses : Voir les 3 récompenses
Critiques presse : " (...) le cinéaste a retrouvé le meilleur de lui-même. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le film commence et finit avec le même style de plan que dans "La Haine", dont il a conservé la force et la puissance." Le Journal du Dimanche
" Tiens, un bon film de Mathieu Kassovitz ! Pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais un film solide et correct qui paraît presque miraculeux après les daubes sidérales comme "Gothika" et "Babylone A.D." ou une mauvaise imitation du cinéma américain comme "Les Rivières pourpres"." Les Inrockuptibles
" Si ["L'Ordre et la Morale"] jette une lumière crue et forcément subjective sur cet épisode douloureux, [le film] manque de subtilité et ne convainc pas sur le plan formel." La Croix
" Kassovitz rate le coche en ne parvenant jamais à faire coïncider souffle épique de l'histoire et consistance des personnages." Critikat.com
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Kassovitz c'est quand même le champion du monde du foutage de gueule. Le mec il se permet de critiquer le cinéma français, tout ça parce que son film n'a pas été assez reconnu à son goût ? Bah ton film coco c'est une grosse daube ! IL N'Y A RIEN qui se dégage. Aucun sentiment, aucune compassion, tout est plat. Le fond historique n'est qu'un prétexte à toute la dimension pauvre qui résulte du film. Les images ne sont pas belles (mon petit frère aurait pu tourner la même chose avec son smartphone), on ne comprend pas quand les personnages parlent (débit trop rapide, accent incompréhensible), le déroulement n'a ni queue ni tête, c'est lent, on s'ennuie. Le film conviendra sûrement aux personnes qui ont vécu de l'intérieure l'histoire, la vraie. Et encore, ça a fait polémique...
Depuis 2003, Kassovitz, à l'image de ses films est au point mort.
L'ordre est complètement bouleversé et la morale bafouée.
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Oslo, 31 août [ ??? ] (2012)


Réalisé par Joachim Trier
Avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Ingrid Olava...
Genre : Drame
Résumé : C’est le dernier jour de l’été et Anders, en fin de cure de désintoxication, se rend en ville le temps d’une journée pour un entretien d’embauche.
L’occasion d’un bilan sur les opportunités manquées, les rêves de jeunesse envolés, et, peut-être, l’espoir d’un nouveau départ…
Récompenses : Voir les 2 prix
Critiques presse : "Les mots chatoient plus qu'ils n'imposent des idées toutes prêtes sur le sens de la vie. Cela achève de sortir le film du solo suicidaire posé sur rails. On vogue plutôt dans une belle dérive. Un voyage sans autre bagage que le talent de Trier à éviter l'apitoiement facile et le portrait noir monochrome." Les Inrockuptibles
"Dans une ville superbement filmée, (...) sa caméra accompagne la dérive d'Anders. (...) Le comédien Anders Danielsen Lie fait palpiter sourdement, silencieusement, toutes les raisons de vivre et de mourir, dans un suspens bouleversant." Le Figaroscope
"La beauté du film ne réside pas dans les traits d'un noir fusain dessinant le portrait d'un héros suicidaire, mais au contraire dans l'attention douce, pastel, que Joachim Trier porte aux êtres alentours. (...) Tel se donne ce désuet, cinéphile et francophile "Oslo, 31 août" : le monde ne sonne plus juste, les jeunes êtres s'y portent mal, mais on peut encore en faire, pourquoi pas ? un beau film triste." Positif
" "Oslo, 31 août" s'en tient à une sobriété formelle qui confine ici à la modestie la plus noble [...] Ce qui fait sa force (une mise en scène douce, fluide, élégante) mais aussi sa faiblesse (un petit côté scolaire, enfant sage, qui érode un peu l'intensité du récit)" TéléCinéObs
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Ce film a été pour moi une (infime) déception autant qu'une révélation. J'avais vraiment envie de le voir. Le synopsis, l'affiche, le fait que ce soit un film scandinave : tout m'attirait. Et pourtant... J'ai du attendre plus de la moitié du film pour enfin comprendre le fin mot de l'histoire. Le début est assez brouillon, lent, et le film semble se décomposer petit à petit... On ne comprend pas qui est qui, qui fait quoi, qui habite où, qui n'est plus avec qui, bref, on est un peu lost dans ce vaste et paisible Oslo.
Et puis ça se décante peu à peu.. On se rend compte que finalement, les questions que l'on se posait avant sont dérisoires et ne sont pas le centre de l'histoire. Le plus intéressant, c'est le personnage principal, Anders, et clairement, il porte le film sur ses épaules. 24H dans la vie de ce bonhomme marginal, c'est intense de solitude. Sorti de cure de désintoxication, Anders est seul. Même entouré de ses amis il ne peut se raccrocher qu'à lui même et, en liberté conditionnelle, doit résister aux tentations de la nuit.
Pas une seule scène n'est tournée sans lui, mais si il est la cible du film, paradoxalement, il n'est plus acteur de sa propre vie. Il voit la vie se dérouler sous ses yeux, sans arriver a y reprendre goût. Anders, trentenaire tourmenté déambule dans les rues d'Oslo, ville si calme, que rien ne semble perturber (à part Breivik, on est d'accord !). On espère jusqu'au bout qu'il se raccroche à ses rêves d'avant, et se sorte de cet engrenage infernal qui le tiraille. Mais le monde lui donne le tournis, il ne croit plus en rien, ni en personne...
Joachim Trier se joue de tous les codes du cinéma et nous envoie une dimension de spleen total à travers de magnifiques images placides...
C'est finalement une belle claque que j'ai pris après avoir vu ce film. C'est surtout après coup que j'ai compris où Joachim Trier voulait en venir, et c'est une réussite. Merci pour ce film et encore une fois, merci le cinéma scandinave !
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Le monde de la blogosphère est en deuil
La blogosphère ou cette immense famille qui jase sur tout et sur rien... Une considérable communauté qui échange, sans arrêt. Certain(e)s dessinent leur blog sous l'impulsion de la passion qui les anime. D'autres signent leurs articles "d'humeur" pour dégueuler leur mécontentement ou au contraire, manifester leur joie.
Les blogueurs/ses culture nous parleront du dernier film des salles obscures, du dernier concert de Lady Gaga ou encore du prochain Marc Levy à sortir...
Les globe-trotteurs nous feront découvrir de véritables merveilles de la nature, des lieux insolites et des cascades de bons plans.
Les plus téméraires lanceront des débats politiques sur la présidentielle, pendant que les plus "in" expliqueront que la tendance printemps/été n'est plus au glamour et qu'il faut préférer la salopette à carreaux surmontée du bonnet en laine de mamie Jaquotte.
Il y a ceux/celles qui décortiqueront patiemment des recettes de cuisine farfelues ou complètement infaisables, et puis ceux/celles qui d'un coup de crayon pourront dépeindre l'humeur du jour, humour au bout de la mine ou pas.
Avec leurs blogs déco, les Valérie Damidot du dimanche nous expliqueront que le bois scandinave et les lignes épurées ça agrandit la pièce, et les blogueurs/ses aux mains de fées réaliseront devant nos yeux ébahis un patchwork "couleurs du soleil" qui nous servira de plaid cet hiver.
Restent les blogueuses beauté qui maquillent et démaquillent leur joli minois ; qui testent des crèmes à leurs risques et périls et se crêpent le chignon (qu'elles avaient pourtant si bien coiffé avant) de temps en temps...
Source d'inspiration pour certains, curiosité maladive pour d'autres ou passe-temps chronique pour les plus passionnés, le monde de la blogosphère est avant tout un lieu de partage pacifiste où il fait bon vivre.
Hier, cette petite sphère peinarde a été bousculée violemment par une nouvelle tragique. Nous avons appris le décès "d'une des nôtres", ShoeAddict. Je ne la connaissais pas beaucoup, mais "le monde est petit" et j'avais déjà entendu parler d'elle de nombreuses fois. Très appréciée des blogueuses beauté, "Shoe" (comme on l'appelle sur la toile) "est partie avec son bébé, laissant derrière elle son fils de 18 mois, sa famille et tous ceux qui l'aimaient".
Douloureuse nouvelle pour bien des gens, j'ai décidé aujourd'hui de lui rendre ce petit hommage et de ne pas publier ma critique prévue pour aujourd'hui.
ShoeAddict appartient à une famille, une vraie, à un groupe d'amis, un groupe de collègues, mais aussi un ce monde virtuel qui est celui de la blogo'.
Toutes mes pensées vont bien sûr à sa famille, ses amis, son fils et son conjoint.
Le monde de la blogosphère est en deuil, la vie est injuste, certainement... Repose en paix ShoeAddict.
Hollywoo : POILANT ! (2011)

Réalisé par Frédéric Berthe et Pascal Serieis
Avec Florence Foresti, Jamel Debbouze, Nikki Delocach...
Genre : Comédie
Résumé : Jeanne est la doubleuse française d’une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès.
Mais le jour où l’actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour… Plus de travail, plus de revenu, plus rien… A moins que… A moins qu’elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l’impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage…
Sur place, après quelques galères, elle croise la route d’un certain Farres qui va lui ouvrir les portes du monde merveilleux mais un peu compliqué de Hollywood.
Critiques presse : " C'est un véritable one-woman-show, version grand écran, que nous offre Florence Foresti (...). Certes, ce n'est pas la comédie de l'année, mais on rit beaucoup." Le Parisien
" Malgré la sympathie qu'inspirent Florence Foresti et Jamel Debbouze, l'alchimie n'est pas au rendez-vous (...). La plupart des vannes, gags et autres situations rocambolesques tombent à plat." Excessif
" Gags en série, quiproquos et clins d'oeil glamour, Foresti a une vraie nature comique pour faire décoller cette gentille comédie. Juste pour rire." Le Figaroscope
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Bon c'est sûr, Hollywoo n'a fait l'unanimité ni chez les spectateurs, ni chez la presse. Bah moi j'me suis fendu la poire pendant 1h30 ! Je ne peux pas croire qu'on ne puisse pas rire devant cette comédie (à moins d'être complètemet hermétique à Foresti et de ne rire que des vieilles vannes pourries et salaces de tonton Jacky).
C'est sûr que ce n'est pas une histoire fabuleuse (en même temps c'est une comédie !). Mais je l'ai trouvée quand même originale et décalée. Aucune place pour l'ennui, j'ai rigolé du début à la fin ! Faut dire que Florence Foresti a un pouvoir comique hors du commun. Par contre, Debbouze est moins séduisant dans cette comédie. Un cran en dessous de la comique préférée des français, Jamel ne n'apporte pas sa touche personnelle qui le caractérise d'habitude. Très en retrait et moins impliqué, il enerverait presque !
Mais ce n'est qu'un détail, la comédie est réussie, c'est l'essentiel ! Mention spéciale à Muriel Robin : ceux qui ont vu le film comprendront !
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HOLLYWOO : BANDE-ANNONCE Full HD Avec Florence Foresti, Jamel Debbouze,...
Take Shelter : Michael Shannon, une performance exceptionnelle ! (2012)

Réalisé par Jeff Nichols
Avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart...
Genre : Drame
Résumé : Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite...
Récompenses : voir les 10 prix
Critiques presse : "La beauté retorse et parfois bouleversante de "Take Shelter" doit énormément à cette manière si rare, entière et presque anachronique avec laquelle Nichols (...) joue le jeu jusqu'au bout - c'est-à-dire, littéralement, jusqu'au délire - de la confiance absolue accordée à son personnage." Cahiers du cinéma
" C'est le récit d'un esprit malade, sans aucun doute, mais malade alors de l'idéologie américaine du home, malade de vouloir protéger se famille. Et cela, le film le dit sans jamais prendre la forme d'une fable critique, d'un commentaire sur l'Amérique, même si sur le sujet il dit des choses définitives." Critikat.com
" (...) Jeff Nichols nous mène par le bout du nez, alterne moments d'accalmie et de haute tension. "Take Shelter" n'est pas seulement un thriller fantastique, c'est aussi le portrait d'une Amérique en perte de repères, sur fond de crise économique et existentielle. Magistral." Le Figaroscope
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Take Shelter n'a pas vraiment fait de vagues dans le monde du cinéma. Pourtant, c'est un film qui mérite d'être connu, au moins pour la prestation exceptionnelle de Michael Shannon. C'est vrai que Take Shelter n'est pas vraiment rythmé. Tout tourne autour du personnage de Shannon, Curtis, victime d'hallucinations apocalyptiques. Ses proches ne le prennent pas au sérieux, et peu à peu il tombe dans une psychose que personne n'est capable de comprendre. Ce film est assez déroutant. Il a un réel impact sur qui le regarde, car il est tourné avec une transparence et une réalité incroyable. Jessica Chastain que j'avais vu brièvement dans The Tree of Life et We Want Sex Equality, montre elle aussi son jeu d'actrice tout en finesse. Mais le GRAND de ce film est sans conteste Michael Shannon. Je ne le connaissais pas du tout et si le film est aussi bien amené c'est en partie grâce à lui. Michael Shannon arrive à transmettre une certaine fragilité assez déconcertante, à tel point que l'on est plongé dans sa psychose et que le film serait capable de nous rendre dingue ! Même si l'histoire est un peu plate, les états d'âme de Curtis donnent les rebondissement attendus, et tout tournera autour de ça finalement.
Ce film n'est pas à conseiller ni à déconseiller. Il est juste bon à voir pour les cinéphiles amateurs de prouesses d'acteur.
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